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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 20:42

blogcouv

 

 

C'était un peu long, forcément, tous ces mots qui ne voulaient pas sortir...Normal avec ce thème: le silence.

Nous n'en parlerons pas,  ce sont quatorze histoires d'humains. Ils ne se ressemblent pas, ils sont d'âges divers et viennent d'endroits différents mais leurs vies ont toutes la couleur du secret.

Ce que dit l'éditeur: "Le silence parcourt ces quatorze histoires au fil de quinze nouvelles, c'est lui qui dessine en creux l'amour caché ou la haine recuite, la peur, l'addiction, le chagrin, les cicatrices de l'enfance...Comme beaucoup d'entre nous, les personnages qui peuplent ce recueil ont construit des mondes autour de mots manquants, ils traversent la vie en luttant contre la loi du plus fort et les blessures que la vie leur inflige sans se plaindre. Leurs silences sont parfois nos silences"

 

J'avoue que dit comme ça, ça plombe un peu...Mais comme le dit aussi Henry des Abbayes (sans l'écrire) "C'est souvent marrant quand même". A la lecture des nouvelles Alain Creac'h a dit "J'aime beaucoup", et il a dessiné cette couverture. Henry des Abbayes s'est saisi du texte et du dessin et voilà. Il sort en septembre, on pourra le commander chez l'éditeur ou chez les libraires, les premiers exemplaires seront dédicacés au Salon International du Livre Insulaire à Ouessant du 17 au 21 août.

Peut-être l'occasion de ranimer ce blog autour des histoires de silences, les vôtres, les miennes...Si on trouve le temps et les mots.

Published by Léonie Colin
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 20:29

 mauves-et-plus-1550-copie-2.jpgJe me suis offert Sur la plage d'Ostende de Magali Duru aux éditions de l'Atelier In8, j'ai drôlement bien fait!2.jpg

D'abord parce que ça se passe un lendemain de fête, le matin suivant un réveillon, et je sais qu'il se passe toujours de drôles de trucs ces jours-là*...

Le narrateur est un bon garçon, un monsieur bien installé je pense, qui laisse la maisonnée endormie pour marcher sur la plage, rien de menaçant. A part le temps quand même: lueurs d'opale, mer collée au ciel, vagues aux avidités de goules, goélands jouant dans le vent...Et voilà que ça dérape, tranquillement, de fil en bouton. La menace est partout, on entend même le petit bruit amorti du percuteur à air comprimé de No country for the old man des frères Coen. Pas de doute, un tueur rôde.


corne.jpgcorne

 

Ce tueur est une sorte d'ami qui nous veut du bien, d'abord dissous dans les descriptions implacables de paysage venteux, dans le souci du détail, dans les multiples touches de cette marine nordiste. Il y a d'autres personnages aussi, évoqués benoîtement avant de nous apparaître comme une bande pénible de malfaisants.

Le danger viendra de là où on ne l'attend pas, on rit souvent. J'ai beaucoup aimé la survenue d'un chant d'opéra sur la plage par exemple.

Magali Duru nous prend par la main pour une balade de santé, histoire de prendre l'air, avant de nous serrer les doigts, mine de rien, et de nous tordre le poignet pour nous casser un bras. Insidieusement, avec un style et un sourire qui font que loin de se plaindre, on en redemande. Elle nous confirme ce que nous soupçonnions depuis le début de cette promenade plutôt nuisible à la santé: le diable est dans les détails.

Une jolie édition, une nouvelle à relire plusieurs fois pour ne rien perdre de ses subtiles mises en abyme. Et le meilleur c'est qu'ils l'avaient à la Droguerie de Marine, la librairie près de chez moi (4 euros)



*(J'ai moi-même écrit Premier jour qui se passe à Venise un premier janvier)

Published by Léonie Colin
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:10

Henry des Abbayes et Henry des Abbayes: de quoi s'agit-il? Lisez la suite en-dessous si le coeur vous en dit...

 

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henry-copie-1.jpg

 

 

 


Published by Léonie Colin
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:24

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          Dans mon dernier recueil Contes Déraisonnables, la nouvelle Merci Charles racontait l'histoire d'un petit éditeur d'art courant après la trésorerie pour continuer à publier ...Pour ceux qui l'ont lue, le héros nommé Charles du Gué, comme son grand-père, publiait les carnets de son aïeul, histoire de finir en beauté. Ce geste de fidélité devenait une bonne affaire : le livre rencontrait un engouement totalement inattendu...


Henry des Abbayes, mon éditeur, est en train de vivre ce genre de success story surprenante: il a décidé de republier la flore de son grand-père Henry des Abbayes, un grand professeur de biologie décédé en 1971. Ce projet compliqué, entrepris par fidélité familiale, est en passe de devenir une réussite extraordinaire. Pour l'instant il a multiplié ses prévisions par trente et ce n'est pas fini. Les commandes affluent et le petit-fils reçoit des appels de toute l'Europe...Moi je dis que la vie est belle, parfois!

A propos du professeur Henry des Abbayes c'est par ici.

  La flore d'Henry des Abbayes aux éditions Henry des Abbayes, c'est ici

 

flore-jpeg-copier.jpg


  Le début de Merci Charles, histoire de pousser mon recueil (qui marche bien aussi, merci, bientôt en réédition)                                     

 

                                              Merci Charles 

 

-         Monsieur Lerable va vous recevoir.

Une demi-heure que Charles attend, une demi-heure à regarder les deux  filles de l’accueil, à  écouter monter  leurs voix aigües aux intonations nonchalantes, sonner les téléphones, chuinter  la porte électrique …

Il se dresse lorsque le banquier apparaît mais l’autre lève une main pâle - Un instant s’il vous plaît ! Charles se rassoit sur le fauteuil neutre, encore attendre.

L’an dernier en partant  pour la banque il lançait souvent à Sarah - Je vais travailler au développement du Rable !  il se moquait  du petit jeune homme exagérément aimable aux chemises irréprochables. L’horizon a noirci, entre impayés et marché flageolant, sa trésorerie a fondu, le nom de son conseiller bancaire ne l’amuse plus.


Il  répète ses arguments pour être prêt tout à l’heure - Juste mille euros, un paiement va arriver le onze, il me manque deux semaines de cash,  le lising de ma dernière machine…Quelques mots anglais pour un fait indiscutable : sans cet argent  les éditions du Gué n’ont  qu’à fermer.

Le banquier fait mine de  s’étonner de sa présence,  comme s’il était venu par hasard, ils ont pourtant rendez-vous. Au début de leur histoire le costume avançait vers Charles avec animation, la main  et le sourire l’agrippaient, la jovialité de M.Lerable le surprenait toujours un peu. Aujourd’hui le conseiller paraît chercher un moyen de retarder leur entrevue, pivote enfin vers lui, lève les yeux et fait mine de le remarquer sur sa chaise  - Ah Monsieur du Gué ! Allons-y !


Charles se lève, la paume à peine effleurée lui  laisse une écœurante sensation de douceur crémeuse, plus du tout la virile poignée de main de leurs débuts. Il prépare ses mots, craint de parler trop vite, trop fort, de sembler trop véhément.

-         Je n’ai besoin que de mille euros jusqu’au onze …

Il doit étirer  sa voix  comme une pâte trop dure, une encre figée. Mille euros, presque le prix des bottines qui luisent en vitrine chez Emery.

-         Vous savez Monsieur du Gué …Le banquier s’adresse à lui avec la solennité d’un vieux sage, d’un chaman délivrant  l’oracle d’un feu d’herbes odorantes. Vous savez Monsieur du Gué, mille euros c’est beaucoup au regard de vos rentrées d’argent et de votre trésorerie qui est plutôt…déficitaire.


Les lèvres  pâles crachotent le dernier mot, Charles regarde la bouche du banquier faire un rond, pense à un poisson  et regrette d’être venu.

 Il se lève,  il n’aura rien ici, il ne va pas  subir une leçon de morale en plus. Peu importent la beauté de ses livres, l’univers  de sa minuscule librairie,  les tirages de têtes, les éditions rares. Entre ces murs, il est  quelques chiffres sur un tableau : petites rentrées d’argent, petites dépenses, client négligeable. Déficitaire.(...)

Published by Léonie Colin
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:40

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Gueux.jpg                          

 

                                    « Le gris, c’est son rose à lui »

 

Les Gueux c’est une emprise SNCF, un de ces lieux qu’on aperçoit du train et qui nous laissent deviner une présence. Un présence humaine, très humaine en l’occurrence, deux femmes et quatre hommes qui s’accrochent, qui partagent,  et qui se protègent mutuellement. Chacun a  ses failles, ses penchants, ses faiblesses mais ça marche dans l’ensemble. Tout irait correctement avec les aléas des uns et des autres et une forme d’entraide raisonnée si  on ne trouvait pas deux cadavres féminins sous la voie ferrée près des Gueux. Comme le rappel d’une autre mort il y a longtemps, une femme, au même endroit. Et ça aurait peut-être à voir avec les occupants des Gueux: le Luigi n'a pas l'air à l'aise, Môme, avec sa mémoire à trous on ne sait pas ce qu'elle pense, Capo en sait beaucoup mais ne dit rien, Krishna semble planer et Bocuse vaque à ses activités d'intendance. Boop, on ne sait pas, elle essaie de savoir des choses mais elle n'est pas claire-claire. Personne ne moufte, on sent qu' il ya un loup.


Un court chapitre après l’autre, Hervé Sard ouvre des boîtes et déplie l’histoire, il finit même par ouvrir un caddie qui semblait là par hasard : on ne va pas tout droit où on pensait arriver. Jusqu’au bout, il nous fait tourner les pages et nous surprend, pas le temps de se laisser aller après un rebondissement : l’intrigue repart, portée par des personnages attachants sans mièvrerie, on sent que l’auteur les fréquente assidûment et doit travailler longuement du chapeau. Pas de désinvolture moqueuse à l’égard des protagonistes de l’histoire, chacun est considéré avec une attention objective, pas de caricature, pas de laisser-aller.

 

 Ce qui est bien dans ce roman, c’est qu’on est loin des clichés : tous les clochards ne picolent pas, tous les flics ne sont pas des machos, les criminels ne sont pas ceux qu’on croit et les personnages les plus décisifs ne se repèrent pas du premier coup. Ni du deuxième.

Chacun des courts chapitres est titré de manière savoureuse : « Les morts n’ont pas d’humour… Du Bon Dieu ou du Père Noël on sait bien de qui viennent les cadeaux… Il y a des gens parfois, on se demande s’il y a quelqu’un dedans… », c’est goûteux, ça me rappelle Coluche et Audiart (Michel). Certains dialogues sont également délectables (- Un philosophe ça ne voyage pas en première classe comme on en voit maintenant, ça voyage en pensée et ça fait voyager les autres… )

 

Un roman à lire pour toutes ces raisons et aussi pour le regard posé sur ceux qui vivent aux marges, le courage et la dignité cachés, la survie tête haute de ceux qui ne comptent pas. Aux éditions Krakoen, 292 pages,11€.

 

http://krakoen.net./

 

http://hervesard.blogspot.com/

Published by Léonie Colin
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 20:14

 

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Bonne année à tous, il est temps de rappeler quelques bonnes nouvelles: les jours rallongent, il paraît que les gens regardent de moins en moins la télévision, il va y avoir des élections, les ciels du soir sont d'une beauté stupéfiante par temps clair, plein de recueils de nouvelles ont paru (Les papillons noirs de Valérie Brun, Ce qui nous lie de Gaëlle Pingault, A l'ombre des grands bois d'Annick Demouzon...et j'en oublie).

Si vous avez d'autres bonnes nouvelles, postez-les en commentaires: on en a besoin!

 

Les Contes déraisonnables ont été invités sur Radio Laser, une radion des environs de Rennes, il y a un lien pour écouter, c'est par ici.

Published by Léonie Colin
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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 11:05

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En novembre Maryline Martin m'a invitée à l'émission qu'elle anime avec Jean-Claude Caillette sur Fréquence Paris Plurielle, l'occasion de parler des Contes malpolis, des Contes déraisonnables et d'autres livres...Notamment Gribouillages et gribouilleries de Pascal Reverchon.

Pour écouter l'émission, c'est par là link

A part cela les nouvelles des Contes sont bonnes, des lecteurs m'écrivent, des commandes arrivent aux éditions des Abbayes, et le dernier recueil est sur la liste du Prix Boccace organisé par Tu connais la nouvelle grâce au Conseil Général du Loiret.

 

Pour finir je souhaite un bon Noël, à ceux qui aiment cette fête et à ceux qui la détestent. Les jours rallongent, vous le savez, ça c'est une vraie bonne nouvelle, Encore heureux qu'on va vers l'été...comme le titrait ma chère Christiane Rochefort.

Je vous ai apporté des fleurs.

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Published by Léonie Colin
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:31

Je ne lis pas assez vite: je travaille et j'écris aussi, c'est pourquoi les recueils d'Alain Emery, Gaëlle Pingaut et Valérie Brun m'attendent encore. Je viens de terminer Selon Elles, de Sylvie Dubin aux éditions Siloë.

D'abord, Sylvie Dubin je la connais: je l'ai rencontrée aux Escales de Binic en 2010, j'en avais gardé une grande admiration pour son texte primé, L'empouse, et le souvenir d'une rencontre chaleureuse, un peu frustrante faute de temps. Même chose à Jugon, en pire. Le plaisir d'être tous ensemble avait son revers, le manque de temps pour parler à tout le monde; ce n'est que partie remise et en attendant j'ai lu Selon Elles.

Ces sept histoires de femmes sont adressées "A l'infidèle, la mal-aimée, à la rebelle, la prostituée, la criminelle et l'innocente, à la jalouse ou l'adorée, (...)",  tout est dit.

Embarqué par un portrait dans cette galerie mouvante et souffrante, on en ressort par un tableau d'Ingres où la chute d'un livre annonce et résume le drame en train de se jouer. sylvie.jpg

Comme sur ce tableau où simultanément l'assassin serre le poing sur son arme, le couteau luit dans son fourreau, l'amant enlace son infidèle amoureuse et le livre échappe aux mains de la jeune femme, les nouvelles de Sylvie Dubin m'évoquent des instantanés à plusieurs dimensions: on voit la chambre, le ciel, la femme qui souffre et celui qui la regarde, on saisit ce qu'il y a eu avant et on pressent le poids de ce qui va suivre...sans pour autant le deviner car les chutes surprennent pour de bon. Le trait est précis, rien que l'essentiel, parfois juste l'ombre pour dire le plein; portraits épurés, éloquents à la manière d'un Quijote de Picasso: rien de trop, mais tout est là. En exergue de chaque texte une citation poétique annonce le climat et continue à résonner pendant la lecture. Ma préférée est Who is this guy?, périple d'un couple à travers les Etats Unis: un voyage rien que pour eux  deux dont ils ne reviendront pas indemnes. J'ai adoré cette histoire que je m'en voudrais de trop dévoiler.

Ce petit recueil de bonne facture est imprimé en France, tient dans la poche ou la boîte à gants et ne coûte que dix euros: On aurait tort de s'en priver!

Published by Léonie Colin
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:32

  J'ai souvent été effarée par le gouffre qui sépare la suffisance de certains écrivains notoires et la  pauvreté de leur prose: rentré chez soi, enfin seul avec l'ouvrage dûment dédicacé, on attend la rencontre éblouissante que laissent espérer la verve et la notoriété de l'auteur et on tom be à plat. Vacuité du propos et indigence de l'écriture. Il m'est même arrivé de me demander si le chroniqueur de radio à la voix d'or  qui m'avait vendu son récit avait vraiment lu son livre de voyage... C'est exactement l'inverse de retour de la fête de la nouvelle à Jugon les lacs, j'ai commencé à lire les recueils achetés là-bas; en plus du plaisir de l'échange et de la rencontre on trouve de rares pépites dans ces modestes réunions autour du livre, des ouvrages qui ne sont pas distribués ailleurs.

 


 


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J'ai ainsi pu me procurer Achaba, auprès de Jean-Paul Lamy himself, un voyage dans l'Algérie post indépendante qui, à la fois, aide à comprendre et transporte dans le temps et l'espace. Jean-Paul Lamy se montre d'une précision rigoureuse quant aux lieux et aux termes, il replace chaque mot dans un lexique pointilleux, mais l'hom mage à la beauté des paysages et des femmes, l'amour de la vie et l'humanisme donnent à ce recueil la valeur d'un périple, en ce qui me concerne, loin des sentiers battus. Publié par les éditions du Douayeul, à l'occasion d'un concours de recueils, cet ouvrage est sans doute disponible auprès de l'auteur, si il lui en reste (90 pages,10 €).


J'ai également acquis  Aux p'tits bonheurs malchance! de Dominique Guérin, aux éditions Jacques Flament.

 


 DOM GUER Avec Dominique Guérin, c'est un peu l'anti starsystem : la dame n'est pas spécialement à l'aise de vendre son livre, on sent qu'elle se  surveille et ne se fait pas de cadeau. Et pourtant, son écriture se balance, tranquille, bien calée sur son trapèze pour enchaîner les acrobaties le sourire aux lèvres et une fleur sur l'oreille. C'est périlleux, brillant, et ça nous embarque sans traîner. Des histoires noires, mais pas despérées, des univers foisonnants, chaque personnage parle sa langue et nous tire par la manche "C'est mon tour, là, viens par ici que je te raconte...". On n'est pas encore remis de la précédente nouvelle, on a envie de dire - Attends, attends, je suis encore avec celle qui débusque un secret de famille, celle qui cire son escalier à mort, celles qui savent et qui ne disent pas excepté parfois à leurs chats...J'ai une prédilection pour Des soleils par milliers (on ne parle jamais assez de l'école, sinon pour dire ce qu'elle devrait faire pour sauver le monde, j'aime ce que dit Dominique Guérin à travers sa Vieille Ecole) et pour Le rideau rouge de Tante Mado. (Jacques Flament, 113 pages, 12,90€)

J'ai acheté plein d'autres recueils, je repasse en parler dès que j'ai le temps!

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:28

  septembre11 110

Beaucoup de nouveautés, au pays de la nouvelle, nous en reparlerons bientôt, mais en vrac: un nouveau recueil d'Emmanuelle Urien, Tous nos petits morceaux (éditions d'un noir si bleu), un premier recueil d'Annick Demouzon bientôt suivi d'un deuxième (éditions du Rocher et du Bas vénitien), un deuxième recueil de Gaëlle Pingault, Ce qui nous lie (éditions Quadrature), un avant-dernier numéro de Pr'Ose, la revue de la nouvelle et un deuxième recueil collectif chez Jacques Flament, l'éditeur notamment de Dominique Guérin (Aux p'tits bonheurs malchance!).Je n'oublie pas Gibiers de potence, d'Alain Emery aux éditions Astoure: 27 nouvelles , 27 meurtres sur le Tro Breizh, de la belle écriture pas chère (ben oui, moi j'aime que les livres ne coûtent pas cher!)

 

DOM-GUER.jpg

 

A propos de Leimotive 2, deuxième appel à textes de Jacques Flament:

 

119 AUTEURS ONT PRIS LE TRAIN EN MARCHE…
Il était en effet question d'histoires de voies ferrées pour ce nouvel opus du concours de Jacques Flament éditions.

Le train LEITMOTIVE 2 du 15 septembre 2011 comporte 28 wagons, tous de première classe, autrement appelés nouvelles.
Elles devaient toutes débuter par les phrases suivantes : « Fatigués de lutter contre les forces d’inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l’odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l’acier sur les rails étouffait les soupirs. »
Près d'une moitié des textes publiés traite d'un problème toujours douloureux et bien présent dans la mémoire collective : la déportation.

248 pages, 28 auteurs aux univers et imaginaire débridés, c'est certes beaucoup de lauréats mais il n'en reste pas moins que 91 textes n'ont pas été publiés, même si nombre d'entre eux méritaient de l'être. Le revers de la médaille pour tout appel à textes, et la règle du jeu inévitable dès lors qu'il s'agit d'un concours soumis à une sélection finale !

Se côtoient dans ce nouveau recueil, présenté en deux parties bien distinctes (afin d'éviter tout amalgame) : une première partie nommée DÉPORTATION avec des textes à caractère résolument mémoriel ; une seconde partie, intitulée VARIATIONS FERROVIAIRES, où des univers différents s'y côtoient, parfois réalistes, futuristes, incitant au voyage, parfois beaucoup plus légers, voire frivoles, l'allusion aux corps entremêlés n'ayant pas laissé insensibles certains des auteurs.

LEITMOTIVE, Opus 2, 16,90 €, disponible à partir du 15 septembre 2011,
Pour vous procurer l'objet-livre, résultat final de ce deuxième opus, suivez ce lien :
http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-2/


L'opus 1, ayant pour thème la marée, est, quant à lui, toujours disponible au lien suivant :
http://www.jacquesflament-editions.com/boutique/leitmotive-opus-1/

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