Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 19:10

Henry des Abbayes et Henry des Abbayes: de quoi s'agit-il? Lisez la suite en-dessous si le coeur vous en dit...

 

index.png

 

henry-copie-1.jpg

 

 

 


Par Léonie Colin
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 19:24

Exte.jpg

          Dans mon dernier recueil Contes Déraisonnables, la nouvelle Merci Charles racontait l'histoire d'un petit éditeur d'art courant après la trésorerie pour continuer à publier ...Pour ceux qui l'ont lue, le héros nommé Charles du Gué, comme son grand-père, publiait les carnets de son aïeul, histoire de finir en beauté. Ce geste de fidélité devenait une bonne affaire : le livre rencontrait un engouement totalement inattendu...


Henry des Abbayes, mon éditeur, est en train de vivre ce genre de success story surprenante: il a décidé de republier la flore de son grand-père Henry des Abbayes, un grand professeur de biologie décédé en 1971. Ce projet compliqué, entrepris par fidélité familiale, est en passe de devenir une réussite extraordinaire. Pour l'instant il a multiplié ses prévisions par trente et ce n'est pas fini. Les commandes affluent et le petit-fils reçoit des appels de toute l'Europe...Moi je dis que la vie est belle, parfois!

A propos du professeur Henry des Abbayes c'est par ici.

  La flore d'Henry des Abbayes aux éditions Henry des Abbayes, c'est ici

 

flore-jpeg-copier.jpg


  Le début de Merci Charles, histoire de pousser mon recueil (qui marche bien aussi, merci, bientôt en réédition)                                     

 

                                              Merci Charles 

 

-         Monsieur Lerable va vous recevoir.

Une demi-heure que Charles attend, une demi-heure à regarder les deux  filles de l’accueil, à  écouter monter  leurs voix aigües aux intonations nonchalantes, sonner les téléphones, chuinter  la porte électrique …

Il se dresse lorsque le banquier apparaît mais l’autre lève une main pâle - Un instant s’il vous plaît ! Charles se rassoit sur le fauteuil neutre, encore attendre.

L’an dernier en partant  pour la banque il lançait souvent à Sarah - Je vais travailler au développement du Rable !  il se moquait  du petit jeune homme exagérément aimable aux chemises irréprochables. L’horizon a noirci, entre impayés et marché flageolant, sa trésorerie a fondu, le nom de son conseiller bancaire ne l’amuse plus.


Il  répète ses arguments pour être prêt tout à l’heure - Juste mille euros, un paiement va arriver le onze, il me manque deux semaines de cash,  le lising de ma dernière machine…Quelques mots anglais pour un fait indiscutable : sans cet argent  les éditions du Gué n’ont  qu’à fermer.

Le banquier fait mine de  s’étonner de sa présence,  comme s’il était venu par hasard, ils ont pourtant rendez-vous. Au début de leur histoire le costume avançait vers Charles avec animation, la main  et le sourire l’agrippaient, la jovialité de M.Lerable le surprenait toujours un peu. Aujourd’hui le conseiller paraît chercher un moyen de retarder leur entrevue, pivote enfin vers lui, lève les yeux et fait mine de le remarquer sur sa chaise  - Ah Monsieur du Gué ! Allons-y !


Charles se lève, la paume à peine effleurée lui  laisse une écœurante sensation de douceur crémeuse, plus du tout la virile poignée de main de leurs débuts. Il prépare ses mots, craint de parler trop vite, trop fort, de sembler trop véhément.

-         Je n’ai besoin que de mille euros jusqu’au onze …

Il doit étirer  sa voix  comme une pâte trop dure, une encre figée. Mille euros, presque le prix des bottines qui luisent en vitrine chez Emery.

-         Vous savez Monsieur du Gué …Le banquier s’adresse à lui avec la solennité d’un vieux sage, d’un chaman délivrant  l’oracle d’un feu d’herbes odorantes. Vous savez Monsieur du Gué, mille euros c’est beaucoup au regard de vos rentrées d’argent et de votre trésorerie qui est plutôt…déficitaire.


Les lèvres  pâles crachotent le dernier mot, Charles regarde la bouche du banquier faire un rond, pense à un poisson  et regrette d’être venu.

 Il se lève,  il n’aura rien ici, il ne va pas  subir une leçon de morale en plus. Peu importent la beauté de ses livres, l’univers  de sa minuscule librairie,  les tirages de têtes, les éditions rares. Entre ces murs, il est  quelques chiffres sur un tableau : petites rentrées d’argent, petites dépenses, client négligeable. Déficitaire.(...)

Par Léonie Colin
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 19:40

sard.jpg

Gueux.jpg                          

 

                                    « Le gris, c’est son rose à lui »

 

Les Gueux c’est une emprise SNCF, un de ces lieux qu’on aperçoit du train et qui nous laissent deviner une présence. Un présence humaine, très humaine en l’occurrence, deux femmes et quatre hommes qui s’accrochent, qui partagent,  et qui se protègent mutuellement. Chacun a  ses failles, ses penchants, ses faiblesses mais ça marche dans l’ensemble. Tout irait correctement avec les aléas des uns et des autres et une forme d’entraide raisonnée si  on ne trouvait pas deux cadavres féminins sous la voie ferrée près des Gueux. Comme le rappel d’une autre mort il y a longtemps, une femme, au même endroit. Et ça aurait peut-être à voir avec les occupants des Gueux: le Luigi n'a pas l'air à l'aise, Môme, avec sa mémoire à trous on ne sait pas ce qu'elle pense, Capo en sait beaucoup mais ne dit rien, Krishna semble planer et Bocuse vaque à ses activités d'intendance. Boop, on ne sait pas, elle essaie de savoir des choses mais elle n'est pas claire-claire. Personne ne moufte, on sent qu' il ya un loup.


Un court chapitre après l’autre, Hervé Sard ouvre des boîtes et déplie l’histoire, il finit même par ouvrir un caddie qui semblait là par hasard : on ne va pas tout droit où on pensait arriver. Jusqu’au bout, il nous fait tourner les pages et nous surprend, pas le temps de se laisser aller après un rebondissement : l’intrigue repart, portée par des personnages attachants sans mièvrerie, on sent que l’auteur les fréquente assidûment et doit travailler longuement du chapeau. Pas de désinvolture moqueuse à l’égard des protagonistes de l’histoire, chacun est considéré avec une attention objective, pas de caricature, pas de laisser-aller.

 

 Ce qui est bien dans ce roman, c’est qu’on est loin des clichés : tous les clochards ne picolent pas, tous les flics ne sont pas des machos, les criminels ne sont pas ceux qu’on croit et les personnages les plus décisifs ne se repèrent pas du premier coup. Ni du deuxième.

Chacun des courts chapitres est titré de manière savoureuse : « Les morts n’ont pas d’humour… Du Bon Dieu ou du Père Noël on sait bien de qui viennent les cadeaux… Il y a des gens parfois, on se demande s’il y a quelqu’un dedans… », c’est goûteux, ça me rappelle Coluche et Audiart (Michel). Certains dialogues sont également délectables (- Un philosophe ça ne voyage pas en première classe comme on en voit maintenant, ça voyage en pensée et ça fait voyager les autres… )

 

Un roman à lire pour toutes ces raisons et aussi pour le regard posé sur ceux qui vivent aux marges, le courage et la dignité cachés, la survie tête haute de ceux qui ne comptent pas. Aux éditions Krakoen, 292 pages,11€.

 

http://krakoen.net./

 

http://hervesard.blogspot.com/

Par Léonie Colin
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 20:14

 

happiness.jpg

 

Bonne année à tous, il est temps de rappeler quelques bonnes nouvelles: les jours rallongent, il paraît que les gens regardent de moins en moins la télévision, il va y avoir des élections, les ciels du soir sont d'une beauté stupéfiante par temps clair, plein de recueils de nouvelles ont paru (Les papillons noirs de Valérie Brun, Ce qui nous lie de Gaëlle Pingault, A l'ombre des grands bois d'Annick Demouzon...et j'en oublie).

Si vous avez d'autres bonnes nouvelles, postez-les en commentaires: on en a besoin!

 

Les Contes déraisonnables ont été invités sur Radio Laser, une radion des environs de Rennes, il y a un lien pour écouter, c'est par ici.

Par Léonie Colin
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 11:05

mary-002.jpg

mary-003.jpg

 

En novembre Maryline Martin m'a invitée à l'émission qu'elle anime avec Jean-Claude Caillette sur Fréquence Paris Plurielle, l'occasion de parler des Contes malpolis, des Contes déraisonnables et d'autres livres...Notamment Gribouillages et gribouilleries de Pascal Reverchon.

Pour écouter l'émission, c'est par là link

A part cela les nouvelles des Contes sont bonnes, des lecteurs m'écrivent, des commandes arrivent aux éditions des Abbayes, et le dernier recueil est sur la liste du Prix Boccace organisé par Tu connais la nouvelle grâce au Conseil Général du Loiret.

 

Pour finir je souhaite un bon Noël, à ceux qui aiment cette fête et à ceux qui la détestent. Les jours rallongent, vous le savez, ça c'est une vraie bonne nouvelle, Encore heureux qu'on va vers l'été...comme le titrait ma chère Christiane Rochefort.

Je vous ai apporté des fleurs.

18-mai-023.jpg


 


Par Léonie Colin
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Contes Déraisonnables

 

couverture-Sylvette-copie-2.jpgIllustrées par Alain Créac'h, vingt histoires d'absence. Comment ceux qui sont partis continuent à nous parler jour après jour, et comment nous leur en disons parfois plus qu'aux présents. Couverture en typo, cahiers cousus, à commander par chèque chez l'éditeur, Henry des Abbayes (10 euros) Un recueil sélectionné pour le prix Boccace.(En bonne compagnie !)

 

L'émission DMAB avec Ronan Manuel sur France Bleu Armorique le 4 février 2012 link

Contes malpolis

Rouge et nacrée...

Nouvelle édition des Contes Malpolis, couverture en typographie, papier vergé, une édition d'Art illustrée par Alain Creac'h pour 10 euros à commander chez l'éditeur par courrier: Henry des Abbayes, 33 rue Nationale, 35300 Fougères (frais de port compris)

Nouvelles publiées papier

Celles dont je me souviens... Dès que je retrouve, je complète

Le hollandais volant
, 2006 Luce Wilquin
Le fil, Sens dessus dessous, 2007 Calipso
Fidèle au poste, 2007 Vignaubière
Savoir finir, 2007 L'Encrier renversé
Organigramme, 2007 Aract Languedoc
Premier jour, 2008 Varaville concours CALVA
La peau du loup, Passages rebelles, 2008 Calipso
Le quatrième café, 2008 Aract Languedoc
La peau du loup, 2008 Mauves en noir
La peau du loup, Harfang 2008
Le dromadaire du salon, 2009 Vignaubière
Mise en bouche, 2009 Mauves en Noir
Apostrophes, 2009 Verrières le Buisson

Ostinata, 2010 Les escales de Binic

Pour le dessin d'Alain Creac'h

A propos des Contes Malpolis

Ce que dit Maryline

Le forum Maux d'auteurs

Le nouveau forum

Ce que dit Hervé Sard

Ce qit Emma Bo

L'avis d'Elisabeth Reninger

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

M'écrire

sylvetteheurtel@aol.com

Images Aléatoires

  • voeux perso 012
  • neige rue epron 006
  • SOIREE 007
  • solidor GM 006
  • anglo 2010 055
  • anglo 2010 073

Profil

Présentation

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés