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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 05:38

 



(...) Il faut attendre que le soleil bascule derrière la butte qui monte au pignon, après la petite soue où l’on enferme les poules le soir. Escalader le talus qui borde le virage du chemin . Sitôt effacées les vapeurs bleues de la fin du jour, on peut compter les éclats : court court long, St Anne , court long long court , St Gilles. Les phares s’allument sur la côte quand la terre est à l’envers , ils montrent le dessus du monde.

Elle n’a vu qu’une fois cette étendue qui n’arrête jamais, comme une fenêtre sans barreaux et sans montants. Face au vent, elle a respiré  l’ air qui l’emplissait de force jusqu’au vertige . Elle a posé ses pieds dans le sable sans  aimer sa mollesse dure et trompeuse.  Depuis elle n’y pense plus , excepté quand quelque chose arrive ici : vent d’ouest en tempête , gel sur  la source ou ciel profond trop bleu. Quasi menaçant.

              Si elle suivait le fil vers l’horizon immense , les balises de la nuit s’écarteraient, elle approcherait de la côte en planant sous les nuages rebondis  qui cavalent vers l’est.
         (...)

Photo: merci Julie


 

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Published by Léonie Colin
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commentaires

Léonie Colin 17/12/2008 20:12

Ah oui, Ouessant et ses fameuses saucisses! ;-) dont nous a parlé Pr'Ose ...

EmmaBovary 17/12/2008 19:18

Moi aussi! Surtout quand cette fenêtre m'emporte jusqu'à Ouessant!
:)

Laurence M 17/12/2008 15:14

moi, j'aime beaucoup m'appuyer à ta fenêtre sans barreaux et sans montants, pour contempler les bouts d'horizon que tu dévoiles ...

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