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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:37



 (...) Et si le fil décollait  jusqu’au monde du dessus , celui qui ne fait signe que la nuit ?

 Pour le voir il faut attendre que le soleil bascule derrière la butte, au pignon, après la petite soue où l’on enferme les poules le soir,  puis escalader le talus qui courbe le chemin. Sitôt effacées les vapeurs bleues de la fin du jour, on peut compter les éclats : court court long, St Anne , court long long court , St Gilles. Les phares s’allument sur la côte quand la terre est à l’envers , ils montrent le dessus du monde.

Elle n’a vu qu’une fois cette étendue qui n’arrête jamais, comme une fenêtre sans barreaux et sans montants. Face au vent, elle a respiré   jusqu’au vertige . Elle a posé ses pieds dans le sable sans  aimer sa mollesse dure et trompeuse.  Depuis elle n’y pense plus , excepté quand quelque chose arrive ici : vent d’ouest en tempête , gel sur  la source ou ciel profond trop bleu. Quasi menaçant.

              Si elle suivait le fil vers l’horizon  , les balises de la nuit   s’écarteraient , elle approcherait de la côte en planant sous les nuages rebondis  qui  cavalent vers l’est (...)

Cette nouvelle , Le fil, a été publiée par Calipso en 2008, dans le recueil Sans dessus dessous.

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Published by Léonie Colin
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commentaires

Léonie Colin 07/04/2009 17:01

Même que je cherche encore le bouton: insérer un grand bol d'air :)

EmmaBovary 07/04/2009 14:51

Comme Coline...
Je respire de grandes bouffées d'océan par la fenêtre que tu ouvres sur internet!
:)

Coline Dé 07/04/2009 11:23

Tes mots respirent, Léonie, et ça m'oxygène...

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