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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:40

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Des kilomètres dans les rues noires et colorées et l'envie d eme replonger dans les romans de Ian Rankin, sur les traces de l'inspecteur Rebus...

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Published by Léonie Colin
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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:56

  Z'avez lu La sacoche? C'est d'Alain Emery, il me l'avait envoyé lorsque je collectais de petites madeleines pour mon blog...Alain Emery c'est un écrivain que je connais en vrai, un nouvelliste qui écrit noir et clair. Même si ça paraît bizarre, c'est comme ça que je le sens: c'est noir et dense, sombre, ça tape là où ça fait mal. Les évocations sont fortes, l'univers authentique. Pas de concession, pas de petits dilemme mondain, on est est sur l'essentiel de notre condition d'humains. Pour moi son écriture est claire parce qu' acérée, précise, affûtée, comme une pointe noire et fine  traçant les contours de héros cabossés et confus. Sur ce site, il y a la bibliographie de Monsieur Emery avec les liens qui vont bien, l'occasion d'une découverte si ce n'est pas encore fait. En attendant, je vous ressers La sacoche, avant de partir en vacances ça peut pas faire de mal.

 

La sacoche

 

 

C’est une sacoche en cuir florentin, chinée à quelques encablures seulement du Ponte Vecchio. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux parce que, voyez-vous, j’y entasse mon fourbi. Mes plumes, mes carnets et de vieux clichés dont j’essaierai de faire plus tard, peut-être, de jolis personnages. Quelques livres, aussi. Trois fois rien… Mais cette sacoche, je ne l’ouvre bien souvent que pour en savourer l’odeur. Quand elle ne sent pas le chien mouillé, elle me ramène à ces lourds chevaux sur le dos desquels je grimpais, gamin. Je sais que si je m’attarde un peu, je retrouverais cette pointe de poivre arrachée aux copeaux des crayons à papier, et la belle amertume de l’encre délivrée, et ce soupçon de cuivre suintant des Moleskine… C’est toute ma gourmandise. C’est toute mon écriture. Et quand je la referme, cette fichue sacoche, son tout dernier souffle a la force d’un serment : Si j’étais un jour tenté de me perdre en chemin, ce parfum, j’en suis sûr, me guiderait jusqu’à vous.

 

 

 

Pour ceux qui souhaiteraient entendre parler de lectures et de textes courts, le 15 juillet et le 19 août 2011, de 17 heures à 19 heures, à la bibliothèque pour tous de Saint Cast le Guildo (Rue Rioust des Villes Audrains, 0971529301) il évoquera  ce genre particulier qu'est la nouvelle au travers de ses auteurs de prédilection. A cette occasion, il signera ses différents recueils.2

A gauche, parlant avec ses mains, Alain Emery.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:46

couverture-Sylvette-copie-1.jpgVoilà, ça y est, les premiers exemplaires des Contes déraisonnables sont fabriqués, empilés dans l'atelier d'Henry et prêts à partir vers de nouvelles aventures.

Ces quinze nouvelles voyagent d'île en île: la Giudecca, Lihou, Horta, Sao Vicente...Elle sont reliées par le destin de quelques personnages et le dialogue intérieur qu'ils entretiennent avec des disparus. Ces histoires parlent de ceux qui partent mais nous accompagnent toujours, les fantômes intimes et tenaces qui partagent nos vies en secret.

Ce recueil cousu, couverture en typographie, fabriqué artisanalement en Bretagne est illustré de six dessins inédits d'Alain Créac'h. On peut le commander par courrier en adressant un chèque de dix euros par exemplaire à l'éditeur (le procédé est rudimentaire mais le port gratuit )

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:04

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CHEZ-HENRY-001.jpgCHEZ-HENRY-011.jpgLes contes déraisonnables sont en bonne voie, couture et façonnage. Les couvertures dessinées par Alain Créac'h et imprimées en typo seront bientôt assemblées. Sur ces photos l'atelier d'Henry des Abbayes, la boîte où il range les chèques des commandes par courrier (caisse du XIXème siècle mais port gratuit!) et le dernier exemplaire des Contes malpolis qui vont partir en réimpression (je dis ça parce que j'ai vu des commandes punaisées au-dessus de la boîte en bois)

Je vous tiens au courant ...

A part ça, ce soir je lis le recueil collectif LEITmot Ive, chez Jacques Flament, avec plein de visiteurs d'ici au sommaire, je vous le recommande!

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:41

D'après le papa, c'est pour bientôt, ça ne devrait pas tarder...

 

 

 

... En juin, si tout va bien

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:20

Une fois, la Coline Dé du blog La clé à Mots Lettres m'avait demandé un texte, j'avais écrit ça exprès pour elle, j'ai eu envie de le ressortir.


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Vos  mains  se suivent, s’écartent,  renversent  la tendre  pâleur avant de se rejoindre. A peine effleurée,  la chair  gonfle, la courbe tiède frémit, de fragiles coussins débordent entre vos doigts écartés.

Douceur humide contre  la peau, l'onde onctueuse vous envahit. Malgré la vague, vos mains résistent à la langueur, persistent, se serrent et s’ouvrent. En vain, elles sculptent la clarté, rien ne subsiste de leur pression, les galbes se reforment sitôt lâchés. Comme s’ils ne devaient jamais s’arrêter, vos pouces tracent des arabesques sous vos yeux fermés.

L’effluve qui  monte contient l’été, le vent dans les blés, les deux houles contraires des tiges et des épis, l’air vibrant de chaleur. Bulle de ciel bleu et de terre sèche autour d’un trésor caché, le miracle est à venir.  

Façonner la masse claire en boule, la soutenir jusqu’à la planche brute du repos. Poudrer la rondeur d’une nuée de farine avant de l’abandonner au travail invisible.

Laisser gonfler le pain.

 

Le rapport  avec la photo? Il n'y en a pas.

Pourquoi  le fond  est rouge? Je ne sais pas.

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:29

                                                                            

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                                                                                    source de l'image

 

                                                    Liaison

 

J’ai fait sa connaissance un peu avant Noël, un samedi je crois. Il était beau, fort, carré d’épaules. Sûr de lui. Rassurant. J’ai tout de suite été conquise. Je ne me lassais pas de le regarder. J’avais envie de le toucher, j’hésitais. A son invite, je m’y suis risquée. Je suis vite passée aux caresses, timides au début, de plus en plus osées ensuite. Toujours tendres. Et puis, la première fois… Ah, cette première fois ! Elle a duré une heure et demie et ça m’a paru si court ! J’ai eu envie de recommencer, encore et encore. C’était si bon, à chaque fois j’étais comblée. Heu-reu-se !

 J’aimais sentir ses courbes sous ma main, j’aimais le papouiller, le malaxer. J’aimais enfoncer mes ongles dans sa chair satinée. Le découvrir par petites touches. Et puis aller plus loin, jusqu’aux tréfonds de son intimité. En savoir toujours plus sur lui, lui arracher ses secrets. Je me contemplais dans son regard comme on se noie, m’engloutissais en lui. Nous ne faisions qu’un et le temps était aboli.

Ma famille s’est vite rendu compte de mon changement de comportement. Distraite, absente, je m’éloignais d’eux, je m’isolais souvent .Et surtout, j’étais heureuse et ça se voyait. Le soupçon puis la jalousie se sont installés. Je faisais pourtant attention, j’essayais de partager mais sans doute était-ce insuffisant… Il était là, omniprésent, occupant mes heures et mes pensées. Cette liaison devenait envahissante, ça ne pouvait plus durer. Un jour, il a fallu trancher…

— Bon, chacun aura le droit de l’utiliser deux heures, à tour de rôle. Le soir après manger j’aurai priorité étant donné que toi tu peux l’avoir dans la journée. Avant manger on peut le laisser au petit, il aime jouer lui aussi. Le week-end on avisera… Mais pas question de passer son temps dessus sinon on ne fera plus rien ! C’est d’accord ? »

J’ai bien dû accepter les conditions imposées par mon mari, c’était ça ou rien ! Mais que ça a été difficile de partager cet ordinateur tant aimé, lui qui avait bouleversé nos vies ! Lui qui, pour la première fois m’a initiée à l’informatique…

Un jour, il est mort et d’autres l’ont remplacé, tout autant chéris. Aujourd’hui, j’en ai un rien qu’à moi. Que c’est bon ! 

Ghislaine Maïmoun

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:10

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                                                       Grand amour


  Il recule en la dévorant des yeux, lève l’appareil et cadre sa silhouette devant l’arc de la plage. Le ciel bleu, les reflets de l’eau, l’alignement coloré des maisons de pêcheurs, tout le décor respire la joie de cette matinée de vacances. Comme s'il avait été posé là rien que pour elle, un écrin destiné à sa beauté.

  Il attendait ce moment depuis si longtemps, rien qu’eux deux, elle et lui au bord de la mer, loin des contraintes et des soucis quotidiens. Enfin seuls, les longues balades, les couchers de soleil, le temps d’être entièrement l’un à l’autre. Enfin quitter la frustration des embouteillages, le temps perdu, les séparations dues au travail.

  Il regarde son image sur l’écran de cristaux liquides , son cœur fond encore un peu plus. Sa ligne impeccable, sa façon d’accrocher la lumière. Elle se tient devant lui l’air de dire : « Je suis à toi, tu es le seul », il n’a jamais été si heureux. Avec elle dans la rue, il se repaît des regards en biais des autres hommes, de leurs yeux captés par le galbe époustouflant et l’éclat de son amour. Il savoure leur envie la tête haute, le sourire au lèvres, le pas assuré.

  Avant elle, il se faufilait dans le trafic, anonyme, dominé, insignifiant. Elle a tout changé dans sa vie; qu’importent les amis et la famille qui lui reprochent de ne plus voir personne, ils ne peuvent pas comprendre, seul avec elle il se sent bien. Dès qu’il s’éloigne d’elle il se languit, comme s’il manquait quelque chose à sa vie.

  Une ombre passe sur la plage, un nuage, il revient vers celle qu’il aime le mouchoir à la main : une légère nuée a voilé de poussière l’aile avant. Il frotte la carrosserie luisante et lève les yeux vers le ciel. L’éclaircie revient, il va pouvoir le faire, ce portrait de sa voiture.

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Published by Léonie Colin
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 08:35

  A l'attention de ceux qui aiment voyager léger, écrire court, lire des textes concis et affûtés, les éditions Jacques Flament lancent une publication trimestrielle de nouvelles, Leimotive. L'occasion de proposer un texte ou de commander un ouvrage à cette maison d'édition pas comme les autres basée en Bretagne (ben oui!). A voir absolument, et c'est par ici : clic

 

LEGER.JPGLes choses en face

 

 Il est assis en face de moi.

Je ne l'ai pas remarqué tout de suite. Il aurait pu se fondre dans le décor, comme tant d'autres que lui, quidams décolorés devenus à force d'errances des caméléons des villes. Aucun mouvement non plus de sa part, qui aurait pu me signaler sa présence. Je crois qu'il me regardait depuis un moment quand je l'ai aperçu.

 

 

Il est assis en face de moi.

Il ne m'a pas vu en arrivant ; moi, j'étais déjà là. Depuis hier soir. Les murs de la gare m'ont donné leur couleur, et je suis devenu transparent aux regards. Cela surprend toujours au début ;  maintenant j'y suis habitué. Il s'agit surtout de ne pas faire peur à ceux qui découvrent votre présence alors qu'ils s'étaient crus seuls.

 

 

Je suis en avance. Mon train ne part que dans deux heures. Quelle bêtise d'être parti si tôt de chez moi. Deux heures à traîner ici, dans cette salle d'attente glauque. Et ce type qui me fixe ! Qu'a-t-il donc à me dévisager comme ça ? Je suis quelqu'un de sociable et j'aime lier connaissance, mais aujourd'hui je ne suis pas d'humeur. Et son regard me gêne. Je me tourne de côté sur mon banc. Peu poli mais clair.

 

 

Il m'a vu. Et bien sûr il a été surpris. Désagréablement. Je me demande s'il a eu conscience de la légère grimace qui s'est dessinée sur ses traits à ce moment-là. En tous cas son changement de posture est éloquent : il n'envisage aucun contact et aurait préféré se retrouver seul ici.

Seul, comme moi.

 

 

Temps trop frais pour quitter cette salle d'attente. Je vais devoir patienter ici. Je crois bien avoir emporté un livre. Mais où l'ai-je mis ? Je ramasse mon sac de voyage à terre et le pose sur mes genoux, puis entreprends de le fouiller. Pourquoi emporter autant de choses à chaque week-end en province ? C'est mon défaut et je le reconnais : je suis prévoyant. Mais trop. Et s'il pleuvait ? J'ai un parapluie. S'il neigeait ? J'ai un bonnet. Non, deux. Si le train a du retard ? J'ai de la lecture. Mais où ??

 

 

Le voilà qui déballe ses affaires. Tour à tour, à côté de lui sur le banc, apparaissent un parapluie neuf, un bonnet épais, non deux, une écharpe de laine. Ses sourcils sont froncés. Il semble énervé. A peut-être perdu quelque chose ? Je le vois pourtant bien équipé...

Il s'attaque à la poche extérieure. Billet de train bien rangé dans sa pochette SNCF. Portable. Cigarettes. Mp3. A chaque objet déposé sur le banc il me jette un regard méfiant.

Je ne vais rien lui voler à distance...

 

 

Je ne le trouve pas ! Et j'aimerais que ce type arrête de me fixer. Je n'aime pas sa curiosité. Qu'il se plonge dans une lecture, ou écoute de la musique, mais qu'il cesse de me regarder.

Je suis contrarié de ne pas avoir pensé à ranger mon livre de façon plus accessible et de devoir faire ainsi étalage de ma vie privée devant un parfait inconnu – indiscret qui plus est. Mais j'ai beau me tourner encore un peu sur mon banc, le contenu de mon sac lui est désormais presque entièrement dévoilé.

 

 

Un billet de train...Des vêtements chauds... Et même un gros sandwich emballé de papier alu, qu'il aura préparé chez lui. Chez lui...

Tu te souviens, Anna, nous aussi on avait un chez nous. On prenait le train pour aller voir ta mère à Veules-les-Roses. On avait des billets de train... Tu n'oubliais jamais rien, ni vêtements, ni provisions. Ni livres non plus. Tu te rappelles comme on aimait lire tous les deux ?

On aurait été bien ensemble, si tu étais restée encore un peu.

Mais tu as peut-être raison d'être partie : regarde-moi aujourd'hui. Je n'ai plus rien. Et plus même de quoi t'offrir un billet de train.

 

 

Ça y est ! J'ai enfin mis la main sur ce polar. Mes lunettes sont dans la poche de mon blouson. Je remballe toutes mes affaires et jette un œil en face : ouf, il ne me regarde plus.

Son visage est maintenant levé vers le ciel. Serait-il possible... qu'il pleure ?

 

 

C'est seulement alors que je réalise qu'à ses pieds, qu'à côté de lui sur le banc, que dans ses mains, il n'y a rien.

Rien.

 

Emma Visseaux-Cart-Tanneur

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:03

                                      24 JANVIER 10 038Dialogue sans paroles

 

 

 

Elle se disait, que rester assis près de la fenêtre de la petite chambre d'amis, ne pouvait plus durer.

Il pensait bien que ça devait l'exaspérer qu'il restât, ainsi, à contempler ce petit bout de port.

Elle lui proposerait bien de descendre s'asseoir sur le banc, près du quai, ainsi il pourrait le voir, "son"Légué"

Il savait qu'il accepterait encore aujourd'hui de poser les fesses sur le siège de pierre froide.

Elle lui dirait, en descendant l'escalier de leur appartement, que "ça lui ferait du bien pour sa déprime."

Il lui "balancerait", s'il en avait le courage, que sa dépression il pourrait la guérir rapidement en réarmant son bateau.

Elle priait pour qu'il ne revînt pas sur sa décision d'arrêter de naviguer sur son"pêche-promenade"

Il se souvenait du malaise qu'il avait fait en mer, des plaisanciers qui l'avaient secouru et ramené, lui et son canot,au port.

Elle avait eu si peur qu'il se noie, elle avait intrigué auprès du docteur pour le forcer à arrêter de naviguer.

Il maudissait ce sacré toubib, qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Il l'avait sacrifié au profit de sa femme, ce foutu carabin.

Elle se disait qu'elle avait passé trop d'années à craindre pour lui durant ces 40 années de navigation.

Il se disait qu'ayant bourlingué sur les 4 mers, passé les 3 caps, essuyé les tempêtes d'Islande, ce ne serait pas dans la baie qu'il ferait son trou dans la grande salée.

Elle arriverait bien à lui faire comprendre qu'après trop de risques encourus, on avait le droit, et le devoir de mourir dans son lit.

Il se disait qu'il commençait à faire froid, qu'il remonterait bien s'asseoir sur son fauteuil près de la fenêtre de la petite chambre d'amis.

Elle se disait qu'ils allaient rentrer, il ne manquerait plus qu'avec sa déprime, il lui fasse une pneumonie.

Il se disait que maintenant sa vie consisterait à regarder ce petit bout de mer assis sur le vieux fauteuil Voltaire.

Elle espérait qu'il vienne regarder"les chiffres et les lettres" avec elle, assis tous deux sur le canapé du salon.

Il n'avait presque rien à contempler dorénavant. "Ils" avaient vidé le port. Il se disait que les chiffres et les lettres, après tout...

Et il y aurait encore de longs silences, de drôles de regards....

 

Bernard Philippe

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