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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 16:09

 

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Quand j’étais gamin, c’est ainsi que j’appelais le libraire de mon village. Le monsieur des livres. C’était un véritable apothicaire, avec des patiences de vieux garçon et une façon de tenir les livres que je n’ai retrouvé chez personne. Il les tenait par la tranche, avec douceur, comme s’il manipulait des fioles de poison…

J’en ai trouvé un qui lui ressemble et qui tient commerce au creux des reins d’une ville fortifiée. C’est le dos à la mer qu’il officie, celui-ci. Il règne sur un fourbi considérable. Je lui rends visite chaque fois que je le peux et s’il ne me salue que du bout des lèvres, c’est parce qu’il est tout à sa besogne. Il met la dernière main à son dédale de livres…

Chez lui, j’entre toujours sur la pointe des pieds. Comme on pénètre pour la première fois dans la grande salle de bal d’un vieux transatlantique. Je ne marche pas dans les allées, je foule des tapis rouges. Au bord desquels, un brin solennels, palabrent mes vieux amis. Giono, Faulkner, Vautrin, Magnan et j’en oublie…


Ce libraire le sait, j’aime les livres et leur père. Je crois même qu’il a deviné depuis bien longtemps ce que je cherche en eux. Quelque chose comme de l’immensité. Une volonté de laisser autant de place au rêve qu’à l’espoir. Un cri qui me réponde en écho. Ce n’est pas facile à trouver. Mais ce libraire à bésicles est un pécheur d’émeraudes…

Tout au long de ma visite, il reste en retrait, à quelques pas en arrière du plaisir que je prends. C’est le signe des gens bienveillants. Je sens bien qu’il s’amuse de ma gourmandise mais c’est avec la même indulgence qu’il me conduit d’un trésor à l’autre, avec le même élan qu’il me confie ses trouvailles. À ses côtés, je suis tel un enfant qu’on autoriserait soudain à goûter toutes les confitures qu’il désire. Je me régale…

 

Par les temps qui courent, ces gens-là sont précieux. Autant pour le plaisir qu’ils donnent que pour celui qu’ils prennent. C’est le seul vrai secret du monsieur des livres. Celui du partage…

 

 

Glaises et fusains, III.

 

Alain Emery

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 15:20

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Si vous regardez bien, les Contes malpolis sont là, quelque part dans la merveilleuse librairie du Môle, rue de Dinan à St Malo intra-muros (mais il faut les trouver!)

 

 

Source de l'image

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:57

La vieille maison de Libourne m’attend tous volets ouverts.  Le plancher craque d'impatience, les armoires imposantes embaument la lavande et les petits pots de confiture ne savent pas encore qu’un doigt gourmand les dénudera de leur robe de paraffine : *douces vacances*....

Envie de retrouver ces lits bateaux qui nous promettent de jolis et tendres voyages .La tapisserie en toile de Jouy de couleur pourpre témoin de mes tendres promesses me confie parfois ses doux secrets.

La pendule comtoise du vestibule est espiègle, les minutes s’égrènent lentement. L’éphéméride coquin s’effeuille tour à tour, l’échelle du temps n’est jamais trop haute pour les frénétiques amants. 

Cette demeure a un cœur m’a confié un jour mon hôtesse. De ma chambre mansardée, je peux l’entendre respirer. Les murs en pierre de taille gardent au chaud le souvenir de ceux qui nous ont précédés.

Par l’œil de bœuf, je peux contempler la campagne voisine traversée par le petit ruisseau bordé par un saule qui n’a rien de pleureur.

Comme dans un cocon, entourés de ces êtres qui me sont « chairs » je retrouve la quiétude des jours anciens et je souris à la vie.

Maryline Martin

 

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 17:04

 

ça va ?

 

            Le matin, vers 9h30, des pas alertes résonnent dans l’escalier. Elle arrive, coiffée d’un chapeau noir en lainage, la veste sur un bras, le sac en bandoulière sur l’autre bras. A notre amical bonjour, elle répond par un salut à peine audible, du bout des lèvres. Surtout, n’ajoutez rien ! S’il est trop tard, si par malheur vous avez laissé échapper le banal « ça va ? », alors soyez patient. Car elle va sans nul doute vous égrener en chapelet tous ses malheurs du moment. Prenant un visage de martyre, bouche penchée et yeux au ciel, elle commence par nous dire qu’elle n’a pas dormi de la nuit, qu’elle n’en peut plus. Elle rejoint lourdement son bureau, pas lent et dos voûté, et se laisse choir sur son siège avec un long soupir. Il n’est pas rare que là, un gémissement lui échappe, et qu’elle porte la main à son dos, l’expression du visage soudain douloureuse.

Certains matins, elle n’a plus de voix, et chuchote lorsqu’elle nous parle. Elle annule ses rendez-vous. Et puis, miraculeusement sans doute, lorsque son ami lui téléphone, elle le gratifie d’un « bonjour ! » sonore et bien timbré, avant de chuchoter à nouveau devant notre air surpris.

Quelquefois, elle tousse dès le matin, d’une petite toux sèche qu’elle force jusqu’à la nausée. Elle sourit très rarement, et joue de son teint pâle ; elle crispe sa main sur son estomac lorsqu’elle se déplace, serre les lèvres lorsqu’elle nous croise dans un couloir.

Elle connaît, pour en avoir eu un bon nombre, assure-t-elle, des tas de maladies, leurs symptômes, leurs traitements. Et comme si cela lui donnait un privilège sur nous, elle ne souffre pas la contradiction. Nos petits bobos ne sont rien en comparaison de ses maux. Quelquefois même, les médecins en perdent leur latin : « Je suis un cas unique, ils n’avaient jamais vu ça ! » clame-t-elle à qui veut l’entendre. Sa maladie n’est pas répertoriée, et cela fait d’elle une héroïne. Boites de comprimés de toutes tailles et de pastilles orange, jaunes ou violettes, alignées sagement sur son bureau comme sur un rayonnage de pharmacie, attendent leur heure, et lorsqu’elle retire sa gouttière qui la fait zozoter, elle laisse la petite boite de plastique transparent tapissée de coton, négligemment posée au milieu des livres et des papiers divers, bien visible à qui s’approcherait du bureau. Elle est fatiguée, elle a mal partout, elle travaille trop, elle a besoin de vacances. Tel est son credo journalier.

Ghislaine Maimoun

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:36
 Il paraît qu’il fait peur à tout le monde.
Il ne paie pourtant pas de mine, avec son gilet rapiécé et son bleu de chauffe. On le croiserait sans même s’en rendre compte s’il ne marchait pas de travers, en présentant à ceux qu’il rencontre le plat de la hanche. Comme s’il était à tout instant sur le point de vous fuir. De loin, on croirait qu’il traverse un champ de mines avec des chaussures trop petites mais c’est encore sous cet angle qu’il est le plus à son avantage…
Et devant quoi devrait-on trembler ? Tout le mal qu’il vous souhaite – et qu’il orchestre chaque fois que possible – lui a depuis longtemps sauté au visage. Il a, dans le menton, le biais des mauvais chiens et l’œil s’est creusé sous l’arcade un sillon malsain. Le fiel lui empèse les lèvres et son sourire est comme passé à la lueur d’une chandelle : c’est un trait de vinaigre. Il faudrait être sacrément nigaud pour se laisser surprendre. C’est écrit sur son front : chercher querelle le distrait d’une vie trop chiche. Même si ce roquet n’a pas le courage de ses crocs…
Avec moi, il est tout miel. Simplement parce que ma fonction l’intrigue. Noircir du papier tient du mystère et me rapproche des notaires et des médecins. Professions de lois et de fois auxquels les bestiaux pourvus d’œillères trouvent et depuis toujours d’inquiétantes mensurations. Pourtant, je le fuis. Moi qui ne descends d’un trottoir qu’à regret, je consacre à cet homme de grands détours. S’il le faut, je rase les murs. Et si je consens à allonger mon chemin – moi qui suis par nature partisan du moindre effort – c’est qu’il m’agace. Il fait du nez sur tout. Aux rares qui le saluent encore, il tend une grande main molle et même quand il essaie de s’attirer vos bonnes grâces, il n’y met qu’une pointe de cœur. La vie lui agace les dents et le bonheur – celui des autres comme le sien – est un filet de liseron collé à ses basques. Mais je connais un de ses secrets. Je sais pourquoi il ne reste jamais bien longtemps sans plisser du museau. J’ai cru un temps qu’il faisait des manières. Que le parfum des fleurs sauvages et des herbes folles le taquinaient. Mais c’est autre chose. Ce relent étriqué qui lui pince les narines, je le sens chaque fois que je le croise. C’est un mélange de sueur froide et de petite besogne. En passant, le nez fin devine les coups fourrés et les bourses remplies d’oursins. Ce tanin puise dans les jalousies de toujours et ne laisse derrière lui que des impressions de canifs plantés dans le dos. Et si elle lui soulève le cœur aussi souvent, cette odeur d’oiseau de malheur, c’est juste parce que c’est la sienne.

Alain Emery

Son portrait chinois par Claude le Nocher
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 09:49
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Bon alors ça y est, voilà, c'est sec. Henry a même talqué les premiers nés pour qu'ils soient prêts pour  Calorguen (La route des Livres) ce dimanche après-midi: première sortie du bébé-livre.

Contes malpolis, ce sont treize nouvelles contemporaines inspirées des contes de la tradition parce que nous croisons encore des fées, des rois et des reines, parce que les marâtres et les ogres existent toujours. Nos portables et nos réseaux ne nous empêchent pas de croire aux présages, les personnages les plus sombres hantent les faits divers à longeur de colonnes ... La technologie n'a pas éteint l'enchantement et la noirceur du monde; nous cotoyons chaque jour  l'étrangeté et la magie que les contes  nous ont transmises. Il peut arriver cependant  que les victimes traditionnelles  se rebiffent dans mes histoires, toutes les princesses n'ont pas la décence de se laisser infliger les traitements habituellement dévolus, d'où le caractère malpoli de l'ensemble. 

Le livre est façonné cousu , typographié pour la couverture à Fougères dans les ateliers des Abbayes. L'illustration est signée Alain Créac'h, elle correspond exactement à ce que nous voulions: un livre qui ne ressemble pas aux autres et qui ne coûte pas cher.

On peut le commander sur le site de l'auteur, ou lui adresser un petit courrier à l'ancienne avec un chèque de dix euros:

Atelier Henry des Abbayes

33, rue Nationale 35300 Fougères FRANCE.

02 99 94 34 31

henrydesabbayes@orange.fr

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 21:50

Dépossession

 

Elle est comme moi. Les yeux grands ouverts, tournés vers la mer. Prête à affronter la rumeur et la colère, l’apathie, le sel, l’ardeur du soleil.

Elle n’est pas grande, juste ce qu’il faut. Son cœur abrite un foyer qui sent le bois, la tourbe et l’herbe sèche. Autour, quatre petites pièces, dont deux à l’étage, celles où l’on dort. De là, le regard porte loin par la fenêtre et l’océan paraît plus grand encore.

Assise au jardin, l’été, je regarderais passer les bateaux, les rares voitures, des cyclistes et des promeneurs pressés de boucler leur tour. L’hiver, c’est à travers le carreau que je contemplerais le jour qui s’éteint à la lueur intermittente du phare.

Elle est comme moi. L’immensité lui suffit. Nous sommes faites pour nous entendre. Je m’accommoderais de son caractère granitique, un peu rude et austère, de maison qui a déjà amplement vécu. Nous pourrions combler nos solitudes et apprendre de nos multiples existences.

Je pourrais vivre là, plantée sur cette île, le regard accroché à la mer, comme elle. Pourtant, je ne serai jamais à elle, ni elle à moi. Pas d’île, ni d’elle, ni de moi, ni de nous.

Car quelqu’un d’autre vient de l’acheter.

Frédérique Trigodet

« J'écris (nouvelles, poésie...) et anime des ateliers d'écriture ( http://www.proseecriture.blogspot.com/ ). Je m'occupe aussi de « Pr’Ose ! », revue qui invite au vagabondage littéraire ainsi qu'à la (re)découverte du monde, d'univers intimes et de pays ignorés. Avec les mots comme bagages, « Pr’Ose ! » emmène le lecteur en voyage, dans et au-delà du quotidien, de texte court en nouvelle et de nouvelle en poésie... "

bato-004.jpgLihou, île de Guernsey



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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 07:26

Elle

 

C’est un éclat de soleil entre les branches. Là-bas. Des mauves indécis sur fond de ciel bleu — un bleu banal, trop bleu, un peu ridicule. Et, près d’un grand sapin mousseux, devant : elle — debout. Fluette et fragile. Troublée d’incertitude et de désir.

Une brume inexplicable autour, qui la protège et la dérobe. La révèle et la retire.

Cette brume sans doute dont sont faits tous les rêves.

 

Et, moi.

Loin, si loin d’elle, accroché à la haie — derrière la haie. Mauvais côté. Une haie comme un appel — « viens » — et repoussement — « ouste, on ne passe pas » : haie dentellière, très jolie, gracilité de nature, nouée à petits points de crochet, haie d’hiver, clairsemée, percée de trous, ouverte. Ouverte comme… comme…

Ouverte.

Mais fermée.

Prison tendue de cette haie qui me tient à l’écart, moi, à tout jamais coincé sur le chemin de passage. Loin.

Et elle, là-bas. Inaccessible.

 

Tout près de mon regard, il y a ce lierre trop vert, d’un vert cru, qui luit. Il pleut. Un peu. Le lierre est bleu.

Là-bas, elle se dérobe à mon désir.

Quel âge a-t-elle ? je me demande. Depuis combien d’années vit-elle ici, ainsi, accrochée à la terre, jaillie de ses flancs ? Et si emplie du désir des hommes.

Ce désir, en moi, qui bouillonne. M’emporte. Me blesse. Tellement brutal de cette incertitude.

 

Pas d’âge. Elle est la vie. La vie-même, le passage infini de la vie sur la terre, génération après génération. Une image de la vie. Un réceptacle. Un creuset. Un rappelle-toi qu’un jour, toi aussi, tu devras mourir…

 

*

 

… J’ai écarté la haie, m’y faufile. Écartement originel. Des branchules encore engrisées de froid se sont accrochées à mes bras : « Non, non ! On ne passe pas ! Passage interdit », me retiennent. « — Ah, mais, non, permettez ! » Je les repousse. Geste si sûr de mon droit. Je passe. Je foule de mes pas la prairie d’or blanc qui mène à son sein. Je la caresse de mon attente. Je m’enfonce vers elle. Je disparais dans sa brume. Attrapé.

 

Nous voici face à face, œil à œil. À nous mesurer l’un l’autre.

Nous nous valons. « Viens, me dit-elle alors, viens. »

Je viens.

La pénètre.

Et elle se livre à moi. Toute.

 

*

 

Je me suis arrêté le long du chemin. Sous mes pieds, les cailloux roulaient, luisants de pluie. J’aurais pu — dû — les regarder — eux —, les surveiller, jauger le sol, assurer ma marche hésitante. Périlleuse peut-être. Ne pas la voir, elle.

Mais, je l’ai vue — elle, rien qu’elle —, à travers les branches, posée sur le mauve indécis du coteau, noyée d’un peu de bruine ensoleillée. Là-bas. Désirable. Et inaccessible. Inaccessibilité si brutale du désir. Soudain révélé.

Certitude. Je me suis arrêté.

La contemple.

 

Il y a, entre elle et moi, cette prairie étendue. Et cette haie de dentelle, si frêle : empêcheuse et désireuse. Et, là-bas, en elle, des siècles et des siècles de vies inconnues, scellées à jamais dans ses flancs. Et que j’ignorerai toujours.

J’ai posé contre la haie, mon bâton de marcheur. J’ai sorti de ma poche mon petit appareil. Un déclic. La voilà mienne.

Je crois.

Mais une image. Une simple image.

Et des vies à rêver.

 

On distingue à peine, derrière l’embrouillure de la haie, la ligne incertaine de son toit mauve, tracé de branchules, et pentu, du même mauve exactement que celui du coteau. De la même pente. Et ses murs ont le contour si flou, si doux, qu’ils ne sont que trou blanc, or blanc, posé sur la prairie. Presque invisibles. Sur le pignon, au milieu, il y a une porte — peut-être une porte —, je crois que c’est une porte.

 

                                                                Annick DEMOUZON

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 15:51
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Les yeux brillants, il dit "J'ai acheté une couseuse" et sur le coup, on ne voit pas trop. Généralement, quand quelqu'un vous annonce ses derniers achats, on a du mal à s'intéresser, on sourit poliment aux divers "T'as vu mes bottes de chez Schproum, mon écran plat pas cher, mon ipode...", on fait un effort parce qu'on les aime bien, mais bon.
Chez lui, les livres sont des objets fabriqués, on a déjà vu des presses, des pierres à litho, des imprimantes et des machins, mais la couseuse on dirait que c'est le top. Même si on n'y connaît rien.
On comprend juste que le dos du livre va être cousu,  on commence à regarder d'une autre façon les différents bouquins qui nous entourent et là on se dit que c'est une bonne idée, cette couseuse ...
Ateliers Henry des Abbayes
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 14:43
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Alors on en est là: tous ces mots, ces histoires, ces morceaux de vies croisées, ces lectures enfouies et puis un fil rouge, le projet d'Henry et son savoir-faire. Tout cela finit  petit rectangle de carton rouge et noir; un livre qui va  vivre sa vie et redistribuer, parfois à sa guise,  les mots qui m'ont accompagnée.
Un livre de plus, un recueil de nouvelles qui nous aura fait travailler ensemble avec Henry des Abbayes et Alain Créac'h: des mains,    du crayon et du chapeau. Un livre qui, je l'espère, nous conduira vers d'autres rencontres, d'autres histoires et d'autres voyages.
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